Si tu approches ta main au-dessus de la flamme
Sens-tu la chaleur ?
Et si tu l'approche encore
La sens-tu te mordre en profondeur ?
Tu repousses les limites du sommeil
Comme si c'était un peu de mort.
Et pendant que tu veilles
Tu exiges l'obeissance de ton corps.
Tu conduis plus vite que de raison
La vitesse est grisante
Avec le soleil d'été pour bénédiction
Et l'ombre du danger planante
Qu'est ce qui se passerait
Si tu prennais un verre de plus ?
Est-ce que tu oserais
Toucher ce qui t'es défendu ?
Tu frôles et enjôles d'un simple sourire
Toucher c'est jouer
Une nuit pour un soupir
Et ne jamais s'attacher
Sueurs froides
Goût amer
Vertiges
Perte de conscience
...réveil...
Encore une fois tu ne te rappelles de rien
Epave fragile d'une nuit noire
Tu ouvres les yeux sur un lendemain
Survivant de tes limites, au dessus d'un avenir dérisoire.
