|
|
C'est au début de l'ère chrétienne
vers l'an 43, que commence la conquète de l'île de Bretagne , sous l'impulsion
de l'empereur Claude.L'occupation concerne surtout les régions du Kent, du sud
de l'Angleterre et du Pays de Galles.
Au
milieu du 1er siècle, c'est la révolte du roi des Silures (Caratacos) puis de
Boadicée, reine des Iceni. Suite à la rébellion des Ordovices, le général
romain Paulinus Suetonius fait massacrer les habitants de l'île de Mona (Môn,
Anglesey) marquant ainsi le déclin du druidisme sur l'île de Bretagne.
La
tradition locale rapporte que vers 70, Joseph d'Arimathie , porteur du 'vase'
contenant le sang du Christ, dépose ce Saint Graal à Glastonbury, au milieu
des marais du Somerset.
La
fin de ce premier siècle voit se développer en Irlande les récits épiques du
cycle d'Ulster. Ces récits transmis oralement par des bardes, ou fili, content
les aventures du roi Conchobar (Conor) mac Nessa, de son neveu Cûchulainn et de
ses compagnons de la Branche rouge, préfigurant peut être la fraternité de la
Table Ronde et l'épopée arthurienne.
La
fin du 2ème siècle voit naître l'écriture 'oghamique' en Irlande et dans
l'ouest de l'île de bretagne.La tradition fait remonter cette écriture au dieu
Ogma des Thuata Dé Danann.
Fin
du 3ème siècle:
Élaboration de la légende de la ' Pierre tombée du ciel '.

Fin
du 3ème siècle:
Élaboration d'une curieuse légende dans les milieux gnostiques d'Alexandrie,
celle de l'Émeraude tombée du front de Lucifer lors de la chute de celui-ci
dans les abîmes.
Cette tradition ne fait pas de Lucifer un archange révolté par orgueil, mais
une victime de l'usurpation accomplie par le dieu mâle sur le principe divin féminin
que les Gnostiques appellent la Pistis Sophia.
C'est aussi une référence à une connaissance (gnose) perdue, celle-ci étant
symbolisée par l'émeraude qui se trouvait sur le front de Lucifer, le «
Porte-Lumière ».
D'après une des multiples versions de cette tradition, cette émeraude serait
tombée dans le jardin d'Éden aux pieds d'Adam et Ève, et ceux-ci, après
avoir été chassés du Paradis, auraient eu le droit d'emporter cette pierre
comme témoignage de la Lumière perdue.
Or, certains Évangiles dits apocryphes, rédigés à cette époque, comme les
Actes de Pilate ou l'Évangile de Nicodème, reprennent cette légende en l'intégrant
à la tradition de Joseph d'Arimathie: cette émeraude serait parvenue entre les
mains de Ponce Pilate, qui l'aurait fait tailler en forme de coupe et l'aurait
offerte à son ami Joseph d'Arimathie.
C'est dans cette coupe que Joseph aurait recueilli le sang du Christ à la
descente de croix.
Cette tradition, incontestablement d'origine gnostique, où se mêlent des thèmes
empruntés à différentes mythologies indo-européennes, iranienne en
particulier, sera reprise plus tard lors de la constitution du Cycle du Graal,
notamment par Wolfram von Eschenbach, qui parle du Graal comme d'une « pierre
tombée du Ciel ».
Les
trois premières branches se réfèrent à des récits et traditions communs aux
Gaëls et aux Brittons.
La
quatrième concerne la lignée de Dôn (la Dana gaélique) dont le fils
Gilvaethwy n'est autre que le Girflet (Jaufré) des textes arthuriens. Les
"Thuatha dé Danann", peuples de la déesse Dana étaient venus des îles
du nord du monde...en amenant avec eux 4 objets sacrés:
L'épée de Nuada:
elle avait pour nom Caladbolg (Caledfwlch en gallois) ...
à
rapprocher de la 'violente foudre' (Excalibur) du Roi Arthur.
La
Lance de Lug: dont on ne pouvait dominer la puissance
guerrière qu'en en trempant l'extrémité dans un chaudron de sang humain.
Le
Chaudron de Dagda: qui nourrissait en abondance et
guerissait les blessés, faisant même ressusciter les morts.
La
Pierre de Fâl: qui criait à l'approche d'un futur Roi.
Il est logique de faire le rapprochement avec l'épée d'Arthur, la Lance qui saigne, le Graal et le siège périlleux, ces objets qui émaillent les textes arthuriens:
Excalibur:
Arthur, après la bataille de Camlann, la fait jeter par Girflet dans un lac, où
elle sera recueilli sans doute par la main de la Dame du Lac.
La
Lance qui saigne: présente dans la procession du
Graal (tailloir d'argent,lance qui saigne et graal), interprétée comme la
lance du centurion Longin (qui perça le corps de Jésus sur la Croix) mais qui,
pour Jean Markale, est vraissemblablement la Lance d'Assal des dieux irlandais.
C'est
avec le fer de cette lance que Galaad guérit la blessure du Roi Pêcheur.
Le
Graal:
de l'occitan 'gradal' (grazal) signifiant récipient ou pot. Joseph D'Arimathie
s'en servit pour recueillir le sang de Jésus.
La
tradition gnostique le dit taillé dans l'émeraude que Lucifer portait à son
front avant sa chute dans l'Abîme, pierre tombée au paradis terrestre et
emportée par Adam et Eve, transmise de génération en génération avant
d'arriver dans les mains de Ponce Pilate qui l'aurait offerte à Joseph
d'Arimathie.
Parmi
les autres description du Graal: un calice, une écuelle, ume pierre tombée du
ciel, un plateau portant une tête d'homme...
Le
Graal celtique est un chaudron d'abondance de nourriture terreste et
spirituelle.
Dans
beaucoup de textes le Saint Graal est le sangréal ou sang royal désignant une
lignée royale, initiatique, détentrice d'un secret.
Le
Siège Périlleux: le siège vide de la Table Ronde,
réservé au 'bon chevalier' qui accomplira la quète du Graal. Dépeint comme
le siège vide du traître Judas...
L'origine
celtique en serait une pierre d'intronisation semblable à celle du site de Tara
en Irlande ( nommée "Lia Fail", elle criait quand un futur Roi la
touchait).
Fin
du 4ème siècle:
La légende de Konan Meriadek, des Bretons armoricains.
Konan
Meriadek
En 388 . Après quelques années
de coexistence entre Maxime et Théodose, l'inévitable se produit: voulant
accaparer pour lui tout l'Empire, Maxime se heurte à Théodose. Il est vaincu
et tué. Ses troupes ne reviendront jamais dans l'île de Bretagne: elles
resteront sur le continent, notamment dans la péninsule armoricaine.
C'est l'origine d'une légende particulièrement tenace chez les Bretons
armoricains, celle de Konan Meriadek. D'après cette légende, Konan Meriadek
(ou Cynan Meriadawg dans la version galloise intitulée le Songe de Macsen)
aurait été le beau-frère de Maxime et l'aurait aidé dans son expédition sur
le continent. En récompense de ses services, l'usurpateur lui aurait donné la
péninsule armoricaine en toute propriété: ainsi Konan Meriadek serait le
premier roi breton armoricain.
Des détails se sont ajoutés à la légende primitive : Konan aurait fait épouser
à ses Bretons des Armoricaines, mais aurait fait couper la langue à celles-ci
afin qu'elles n'apprissent point le langage roman à leurs enfants. Il s'agit évidemment
d'une fable visant à expliquer pourquoi les habitants de la partie occidentale
de la péninsule armoricaine ont abandonné leur langue originelle, un dialecte
roman, au profit de la langue brittonique qui allait devenir le breton.
La fable de Konan Meriadek a longtemps servi d'arguments à certaines familles
de Bretagne armoricaine pour tenter de prouver l'antériorité de la royauté
bretonne sur la royauté franque instituée par Clovis, et donc pour maintenir
la Bretagne hors de toute suzeraineté française.
Le
chef de tribu bretonne Vortigern (Gwrtheyrn ou Gurthiern) rassemble autour de
lui une grande partie des tribus de l'île de Bretagne pour lutter contre les
envahisseurs Pictes et saxons.
Il fait néanmoins alliance avec ces derniers pour repousser les Pictes qu'il
redoute plus encore.
Ce fait historique devient la trahison de Vortigern pour la légende .
La
Trahison de Vortigern
En
452: Redoutant davantage les Pictes et les Gaëls que les Saxons, Vortigem fait
appel à ces derniers pour repousser les premiers.
Ce fait historique devient, dans la tradition galloise et dans l'épopée
arthurienne, une véritable trahison de la part de Vortigern.
On l'accuse d'avoir fait alliance avec les chefs saxons Hengist et Horsa afin d'épouser
la soeur d'Hengist, la belle Ronwen. Il semble que les Saxons aient accepté
d'aider Vortigern et aient
repoussé les Gaëls et les
Pictes, mais qu'ils se soient fait payer très cher leur collaboration en
obligeant Vortigern à leur donner des terres. Vortigem se serait alors senti véritablement
prisonnier des Saxons.
La légende fait état d'un complot ourdi par les Saxons: ils auraient invité
Vortigern et les chefs bretons à un festin dans la plaine de Salisbury et les
auraient traîtreusement assassinés, Vortigern excepté, afin que celui-ci
accepte toutes leurs conditions.
La légende ajoute qu'Aurelianus Ambrosius, sur les conseils de Merlin, aurait décidé
de construire un monument commémoratif à cet endroit, autrement dit le célèbre
monument de Stonehenge.
En
460: Aurelianus Ambrosius réussit à vaincre Vortigern et à l'obliger à
s'exiler en Armorique.
La légende, toujours prête à noircir le traître Vortigern, le fait mourir
dans sa forteresse en flammes, après qu'il eut tenté de se construire une tour
qui s'effondrait chaque nuit à cause d'une bataille entre deux dragons sous ses
fondations, anecdote qui permet au jeune Merlin de prophétiser l'avenir de la
Bretagne.
Selon l'historia Biittonum de Nennius, c'est même saint Germain dAuxerre qui
l'aurait maudit et qui aurait suscité le feu du Ciel sur lui.
La vérité historique est tout autre: certes, Vortigern a commis des erreurs en
choisissant les Saxons contre les Gaëls et les Pictes, mais il a tout tenté
pour maintenir l'indépendance des Bretons.
Selon une autre tradition, également rapportée par Nennius, il aurait disparu
mystérieusement après son combat contre Ambrosius, et sans laisser de traces.
Or, on le retrouve en Bretagne armoricaine, sous le nom de saint Gurthiem
(strict équivalent breton de son nom). Il se retira dans l'île de Groix pour y
mener une existence pieuse et austère, jusqu'à ce qu'un roi de Quimper lui
offrît un ermitage à l'endroit qui est maintenant Quimperlé.
Naissance
possible de l'Arthur 'historique'(vers 470).L'Historia Brittonum de Nennius
qualifie Arthur de " mab utr, id est filius horribilis " (fils
horrible) phrase dans laquelle "utr" pourrait avoir été pris comme
un nom propre a l'origine de la légende d'Arthur fils d'Uther Pendragon...
Une
grande partie des populations bretonnes de Grande Bretagne passe la mer et se réfugie
en Bretagne armoricaine alors assez peu peuplée. En Irlande, naissent les récits
héroiques de la Tain. On compose des vies de saints et de rois.
(Extrait de "petite Encyclopédie du Graal" de Jean Markale)
?
Vers
500: débuts probables de l'activité de l'Arthur historique qui semblerait être
un
Breton romanisé à la tête
d'une troupe de cavaliers mercenaires.(les textes monastiques insistent sur cet
aspect mercenaire du héros). Face au danger saxon, les nombreuses tribus
bretonnes choisissent Arthur comme "chef de guerre".
?516
: date controversée de la bataille du Mont Badon, remporté par le 'Dux
bellorum ' Arthur sur les Saxons. (Annales de Cambrie, 10è siècle.)
D'après Nennius (Historia Brittonum): il s'agirait de la 12ème victoire
d'Arthur. "Là furent tués en un seul jour 960 hommes à cause du seul
assaut d'arthur, et personne d'autre que lui n'eut de part à ce massacre".
?537:
Bataille de Camlann (Annales de Cambrie, 10è siècle.), opposant deux chefs de
guerre: Arthur et Mordret. Ce dernier n'étant historiquement qu'un rival
d'Arthur et non son neveu incestueux. Mordret (Modred en cornique ou Medrawt en
gallois) affronta donc Arthur à la tête d'une armée de Pictes, de Gaëls , de
Saxons et de Bretons révoltés.
Le lieu de la bataille pourrait être "le Pont du Meurtre" (Slaughter
Bridge, Camelford,Cornwall) mais certains textes français situe le combat dans
la plaine de Salisbury.
Cette bataille a donné lieu à bien des légendes, notamment celle de la
"dormition" d'Arthur; Celui-ci, ayant échappé à la mort, serait
plongé dans le sommeil, quelque part dans une grotte ou sur une île, dans
l'attente du moment favorable à la réunification du royaume de Bretagne.
?572:
Mort de Saint Gildas (Gweltaz), auteur présumé du De excidio Britanniae,
Gildas donnait 540 pour la bataille de Mont Badon.
La tradition galloise le considère comme un cousin d'Arthur. et " dans le
légendaire breton, il joue un grand rôle dans les aventures prêtées à
Konomor, le 'Barbe Bleue' breton, personnage historique qui fût roi d'un double
royaume de Domnonée (Cornwall et Devon d'une part, nord de la peninsule
armoricaine d'autre part) et qui est vraissemblablement le roi Mark de la légende
de Tristan et yseult". C'est à partir de cette date que la peninsule
armoricaine, occupée par des Bretons émigrés, devient officiellement la
Bretagne (ou petite Bretagne par opposition à la Grande Bretagne). La
distinction entre les deux étant plus aisée en langue anglaise où Britanny ne
peut se confondre avec Britain...
?576:
Bataille d'Arderyd (Arthuret) où le 'vrai' Merlin
devint fou.
En 576: Bataille d'Arderyd
(Arthuret) entre différentes factions des Bretons du nord.
C'est au cours de cette bataille que le Merlin historique devint fou. Il vit le
ciel s'entrouvrir et des fantômes se précipiter sur lui. Il se réfugia dans
la forêt de Kelyddon (Caledonia), y vécut misérablement et y prophétisa.
C'est l'origine de la légende de Merlin, le « Fou du Bois ».
Le nom de Merlin lui a été donné la première fois par Geoffroy de Monmouth
au XIIe siècle (Merlinus) et ensuite transcrit en gallois en Myrddin (breton
Merzhinn) mais il est probable qu'il s'agissait d'un simple chef de clan nommé
Laïloken qui apparaît dans la Vie de saint Kentigern, l'un des évangélisateurs
de la Basse Écosse.
C'est Geoffroy de Monmouth qui a opéré la substitution et qui, par la suite, a
mêlé le mythe du « Fou du Bois » à celui de « L'Enfant qui parle »,
donnant ainsi au personnage sa dimension de mage et de devin, fils d'un démon.
Les manuscrits gallois ont conservé des poèmes attribués au « barde »
Myrddin, et il est à peu près sûr que certains d'entre eux sont, sinon
authentiques, du moins issus d'une tradition orale remontant à cette époque.
Il faut d'ailleurs remarquer que le Merlin historique apparait quelque 70 ans
après l'Arthur historique, alors que la légende en fait un vieillard par
rapport à Arthur.
Au
pays de Galles, le barde Aneurin donne les premières grandes poésies de célébration
et de louange (cf. Le Gododdin, conservé dans le Livre d'Aneurin,manuscrit
gallois du XIè siècle).
Poèmes
de Taliésin , barde d'Uryen Rheged.
Les poètes irlandais écrivent et,
récitent des relations de navigations merveilleuses (les « imrarna,»), des «
visions », des contes où les romans bretons du XIIè' siècle trouveront leur
plus lointaine origine.
L'Irlande
subit l'envahissement par les Vikings.
Le
prêtre saxon, Bède le vénérable, finit sa chronique vers 690.
Les
romans épiques réunis sous le titre de Mabinogion célèbrent les aventures de
héros et d'héroines mythologiques (Pwyll, Branwen, Manawyddan). La féerie et
l'enchantement magique ne cessent d'y jouer un grand rôle. le personnage
d'Arthur apparaît.
Malgré
les épreuves toujours renouvelées infligées à l'Irlande par les Vikings, la
littérature aventureuse et merveilleuse continue de se développer, la saga
scandinave et la saga islandaise, en plein épanouissement, affirment leur
influence sur la saga celtique.
?910:
Version la plus ancienne de l'Historia Brittonum de Nennius.
?vers
950: Elaboration probable du récit en langue galloise : Kulwch et Olwen.
?990:
Fin de la rédaction des Annales de Cambrie.
Notre littérature présente des
Vies des saints, telle la Vie de saint Alexis et les plus anciennes chansons de
geste. Se développe la légende de Charlemagne dont un episode donnera
naissance à la Chanson de Roland à la fin du XIè siècle.
c'est le siècle qui voit s'élever
Saint- Philibert de Tournus (1010-1060), Jumièges (1037-1067), la nef de l'église
du Mont-Saint-Michel (1058-1116) et Saint-Savin (1095-1115).
?Vers
1100: Construction de la cathédrale de Modène (Italie). On y trouve représentées
des scène de la lègende arthurienne ainsi que le nom des personnages :
Arturus, Che (Kaï), Galvagnus (Gauvain) ,Isdernus (Yder) , Winlogee (Guenièvre).L'épisode
de l'enlèvement de la reine est à rapprocher du "Chevalier de la
Charette" de Chrétien de Troyes.
1100-1150.L'imagination héroique crée le Cycle de chanson de Guillaume
d’Orange.
?1102.
Vita Gildae, vie latine de saint Gildas rédigée par un certain Caradoc de
Llancarfan .
?1105.
Vie de saint Cadoc, rédigée en latin par un certain Lifris. Vie de saint
Carannog, également de Lifris.
?1115.
Rédaction des Triades de l'Île de Bretagne les plus anciennes, en gallois,
rassemblées dans le Livre Noir de Carmarthen et le Livre Rouge de Hergest.
?1120.
Gesta Regum Anglorum de Guillaume de Malmesbury.
?1120-1160.
C'est l'époque du célèbre Livre de Leinster et surtout du Livre de la Vache
Brune.
?1132.
Date possible de la rédaction des Prophetiae Merlini du clerc gallois Geoffroy
de Monmouth.
?1135.
Historia Regum Britanniae de Geoffroy de Monmouth.
?1142.
Vita Merlini de Geoffroy de Monmouth.
?Avec le Cycle d'Alexandre et le
Cycle latin naît le roman français. C,est aussi vers 1150 qu'apparaissent le
Roman de Troie, le Roman de Thèbes.
?1155.
Le Roman de Brut du clerc normand Robert Wace, adaptation en vers français de
l'Historia Regum Britanniae.
?1160.
Le Roman de Rou de Robert Wace.
?1160-1170.
Les Lais de Marie de France .
?1165.
Erec et Enide de Chrétien de Troyes.
?1170.
Le Roman de Tristan de Thomas, version française dite courtoise. Le Roman de
Jaufré, seul roman arthurien en langue occitane.
?L'humanisme
platonicien triomphe vers 1170, tandis qu'en 1172, le poète allemand Walter von
der Vogelweide écrit Parsifal.
?1175.
Tristan de Béroul, version française, dite commune.
?1176.
Lancelot, ou le Chevalier de la Charrette, de Chrétien de Troyes.
?Le
très réaliste et satirique Roman de Renart est de 1177.
?1178.
Yvain, ou le Chevalier au Lion, de Chrétien de Troyes.
?1190.
Perceval, ou le Conte du Graal, de Chrétien de Troyes. Ouvrage inachevé.
?1191.
"Découverte" du Tombeau du Roi Arthur et de la Reine Guenièvre dans
l'abbaye de Glastonbury.

?Robert
de Boron compose en 1195 l'Histoire du Graal, roman en prose.
?C'est
au même moment qu'en Allemagne Hartmann von Aue écrit un Erec et un Iwein
d'après Chrétien de Troyes.
?Le
leu de saint Nicolas de jean Bodel est représenté er 1197
?1198-1200.
Robert de Boron écrit une Histoire du saint Graal .
?L'Islande
invente et répand une saga de Tristram et Isvold ainsi qu'une Saga de Perceval.

Art roman classique,1110-1140
Premières voûtes d'ogives à Beauvais, 1127.
Première époque de l'art gothique, 1140-1200.
Portail royal de Chartres, 1144.
Façade de Notre-Dame-la-Grande d’Angoulême, 1145.
En 1155, Léonin fonde à Paris l'école polyphonique.
En 1170, également à Paris, débuts de la grande polyphonie de Pérotin.
Construction de Notre-Dame de Paris, 1162.
Construction de la cathédrale de Laon, 1180-1220.
Dans l’ordre politique :
Règne de Louis VI le Gros, 1108-1137
Règne de Louis VII le jeune, 1137-1180.
Règne de Philippe Auguste, 1180-1223.
En 1152, mariage, en secondes noces, d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri Il
Plantagenêt, comte d'Anjou, puis roi dAngleterre qui, en 1189, possédera plus
de la moitié de la France d'aujourd'hui.
A Vézelay, en 1146, saint Bernard prêche la seconde croisade.
Meurtre de Thomas Becket ,1170.
Règne de Richard Coeur de Lion,1189-1199.
Début
du XIIIè siècle:1203. Brut de Layamon,
adaptation en langue anglaise du Roman de Brut de Wace.
1208. Parzival de Wolfram von Eschenbach.
?Vers 1215 paraît le Tristan de
Gottfried de Strasbourg.
?1220.
Lancelot en prose proprement dit, attribué à Gautier Map.
?1230.
La Quête du saint Graal, attribuée à Gautier Map.
?1240.
La Mort le roi Artu, attribué à Gautier Map.
?La
chantefable Aucassin et Nicolette date du dernier quart du XIIè siècle ou de
la première moitié du XIIIè.
?La
Conquête de Constantinople de Villehardouin de 1213.
On construit le choeur de Saint-Étienne de Caen, 1200.
Cathédrale de Reims, 1221-1315.
Sainte-Chapelle de Paris, 1240-1248.
Croisade contre les Albigeois, 1207-1213.
Bataille de Bouvines, 1214.
Règne de Saint Louis, 1226-1270.
1327-1377. Règne d'Édouard III Plantagenêt , fervent admirateur des épopées
arthuriennes, Il fonde un Ordre de la Table Ronde. Cet ordre de chevalerie va
bientôt changer de nom et deviendra le célèbre Ordre de la Jarretière.

?1330.
Sir Percival of Galles, adaptation anglaise de Robert de Boron.
?1340.
Date possible de la compilation des légendes sur le barde Taliesin et connue
sous le titre Hanes Taliessin (Histoire de Taliesin).
?1370. Sir Gawain and the green Knight, version
anglaise.
?1460. Le Morte D'arthur de Thomas
Malory.