Les korrigans

 

 

Les korrigans sont des lutins bretons qui parfois la nuit se battent entre eux et il vaut mieux ne pas se trouver à côté, mais autrement ils passent leurs nuit à faire de grandes fêtes autour des menhirs, et gare au voyageur qui risque de se faire entraîner jusqu'à épuisement dans de folles danses.

Les Korrigans Les korigans à bord des bateaux : ils sont tout petits, noirs, d'une grande agilité. Ils agissent sournoisement à bord. Ce sont eux qui défont les manœuvres , abattent les voiles brusquement, se jettent sur les marins et leur tirent les oreilles pour leur faire avaler leur chique. Parfois cependant, quand le bateau est propre, ils savent lire le compas et réveiller l'homme de barre qui s'endort.

Un korrigan est un voyageur qui ne s'embarasse pas des apparences, mais regarde plutot l'ame et l'attitude des aventuriers qu'ils croisent sur son chemin.

Les Korrigans sont laids, d'aspect rébarbatif et grotesque. De petite taille, ils ont le pouvoir de s'enfler jusqu'à des formes monstrueuses, ce qui fit croire aux humains qu'ils étaient les fantômes des antiques géants. Outre qu'ils sont utilement employés à garder les trésors des collines, les Korrigans sont des bandits infâmes, des voleurs accomplis, des vandales parfois dangereux. Ils sont capables de piller les demeures des humains, d'enlever des enfants (laissant en échange un horrible bébé korrigan), de lancer des tornades pour détruire les champs, de flétrir les récoltes et de faire toutes sortes de tours pendables. Nous connaissons l'histoire, rapportée par Robert Hunt dans ses Contes populaires de l'Ouest de l'Angleterre ( 1865) d'une vieille femme chez qui une bande de Korrigans se retrouvait chaque nuit pour se partager le butin. Chaque fois, les voleurs laissaient à la vieille femme une pièce de monnaie pour avoir utilisé sa maison, mais elle en voulait plus encore. Un soir elle mit sa chemise à l'envers, puisque les vêtements retournés valent aussi bien pour éloigner les esprits que le fer ou l'eau bénite. Ainsi elle s'empara de tout le produit de leurs vols. De ce jour elle souffrit mille tourments chaque fois qu'elle enfila la chemise.

Espace incertain où la terre épouse l'eau parmi les embûches et les pièges invisibles, les marais déconcertent et surprennent. Autrefois, évocateurs des visions brumeuses, peuplées d'elfes et de korigans, les marais inquiétaient. Aujourd'hui, pacifiés et assainis, ces paysages d'exception, comme les déserts et les forêts profondes, nourrissent encore l'imaginaire individuel et collectif.

Petits bonhommes noirs, aux longs cheveux et aux larges chapeaux, ils apparaissent la nuit venue dans nos campagnes et se tiennent le jour cachés dans les buissons, les tertres ou les greniers. Ils peuvent être "domestiqués"et n'hésitent pas à rendre service aux hommes lorsqu'ils sont dignement traîtés. L'ouvrage ne leur fait pas peur : nos génies sont dotés d'une force extraordinnaire. Ils aiment s'occuper des chevaux et assistent volontier la ménagère.

Au temps passé , il existait sur la montagne voisine une maison de korrigans, sans doute un dolmen, et ces malicieux petits êtres avaient pris la fâcheuse habitude d'envahir chaque nuit le manoir pour s'y livrer à un infernal fête.On les entendait courir de la cave au grenier, s'appeler de leurs voix graves et discordantes, mener dans toutes les chambres un affreux remue-ménage.

Les habitants, même de Coatbily, n'étaient pas à l'abri de leurs brimades. Le dernier d'entre eux qui se couchait était assuré de recevoir, sur cette partie charnue de sa personne qu'il devait tendre pour se fourrer dans le lit clos, une épouvantable tape saluée aussitôt par des rires stridents et des hurlements de jubilation.

Le tapage était tel, les ustensiles, la vaisselle, le meubles semblaient si terriblement bouleversés, secoués, trainés à hue et à dia, qu'on s'attendait à les retrouver le lendemain matin disloqués ou réduits en miettes. Eh bien pas du tout ! A l' aurore, chaque chose avait repris sa place habituelle et n'offrait aucune trace de dur traitement que les lutins lui avaient fait subir. D'ailleurs, ceux-ci, lorsqu'ils exécutaient dans la grande salle leurs rondes folles, s'accompagnaient souvent d'un refrain breton traduisible à peu près ainsi : " Rions, sautons, chantons, dansons, Du crépuscule à l'aube claire. Mais tout ce que nous défaisons, Hélas ! Il nous faut refaire ". Désolé de ne plus pouvoir dormir en paix, d'être abandonné par ses domestiques qui cherchaient ailleurs des maisons plus tranquilles, le seigneur de Coatbilly s'en alla consulter la vieille Tinah de la Croix des Gardiens, matrone expérimentée et d"excellent conseil. Après lui avoir offert un écu neuf et une poule pondeuse, il lui exposa son cas en détail. La bonne femme écoutait sans mot dire. Elle réfléchit longtemps, puis , se levant, sortit sur le seuil et examina le soleil, qui descendait vers les bois de Quistinic au milieu de nuages rouges comme braise. '' Cela va bien, prononça-t-elle. Il y aura vent cette nuit, il faut en profiter. Mais dites-moi d'abord : par où les Korrigans entrent-ils dans votre manoir ? - Par n'importe où, Tinah, au besoin par le trou de la serrure. J'ai beau tout fermer et verrouiller soigneusement, ils arrivent toujours à découvrir quelques pertuis. Mais je dois dire qu'avant d'envahir ma maison, ils en ont fait le tour, et ils remarquent une porte ou une fenêtre mal close, c'est par là qu'ils pénètrent chez moi.Eh bien , monsieur, voici ce qu'il convient de faire. Ce soir, vous laisserez ouvertes des lucarnes de votre grenier. Vous poserez sur l'appui un sac de plumes dont l'ouverture sera déliée et tournée en dehors. Vous y attacherez une corde qui traînera jusqu'au pied de la muraille. Soyez sûr que les Korrigans voudront se servir de cette corde pour entrer. Ils s'y suspendront et leur poids fera basculer le sac. Mais celui-ci ne tombera pas jusqu'en bas , parce que vous l'aurez retenu par une corde fixée à l'une des solives. Il restera donc en suspens. Tout son contenu se videra et sera emporté par le vent. Comme ils l'avouent dans leurs chansons, les Korrigans sont obligés, par leur nature, de remettre en place ce qu'ils ont dérangé. Ils seront donc forcés de courir après vos plumes et de toutes les ramasser. Celles-ci étant dispersées aux quatre coins du ciel, ils n'arriveront jamais à tout retrouver, et la honte les empêchera de revenir désormais chez vous ".

Les instructions de la vieille Tinah furent suivies de point en point et les choses se passèrent selon ses prévisions. Un concert horrible de glapissements et d'imprécautions suivit la chute du sac et l'envol éperdu de ce qu'il renfermait. Il y eut des galopades, des bonds, des clameurs dans la cour, dans les bois, dans les champs, dans les prés, puis le bruit s'éloigna, s'amoindrit, s'éteignit. Depuis, Coatbilly n'a jamais reçu la visite des Korrigans, et ses aimables habitants peuvent dormir, aujourd'hui, sans crainte des mauvais esprits, sur leurs deux oreilles.

La Bretagne est habitée par d'étranges lutins les « Korrigans ». Petits monstres ils effrayent tous les soirs les promeneurs imprudents .Leur rire perçant raisonne à travers champs et campagnes…. Les entendez-vous? Tendez bien l'oreille… Les Korrigans dont l'origine reste incertaine seraient issus de la décomposition du « géant primordial »… Quoi qu'il en soit sous ce nom de « Korrigan », se cache une nuée de petits êtres aux apparences multiples. Ce sont de véritable génies du terroir, des protecteurs de la nature. Discrédités et chassés de leurs lieux sacrés par des hommes , de nombreux Korrigans se sont réfugiés dans les profondeurs souterraines. Parfois maussades, toujours espiègles, souvent cruels, ils n'ont maintenant de cesse, pour la plupart d'entre eux, de faire payer aux hommes, la désaffection dont ils ont fait l'objet!!! La nation Korrigan est formée de plusieurs tribus. « les Kornikaned »,habitants de bois. « les Korils »,habitants des landes ils dansent toute la nuit. « les Poulpikans », habitants des mares et des marécages. « les Teuz » , génies domestiques , vivants dans les habitations et dans leurs alentours. Carnac ,célèbre pour ses alignements n'en est pas moins la capitale du royaume. La plus importante colonie de Korrigans vivent ainsi dans les profondeurs souterraines de ce lieu mythique. Les « Kérions » de Carnac ,dotés d'une force extraordinaire auraient remué toutes les pierres et formé