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Fées et Sorcières |
Croyez-vous à ces petites créatures mystiques et magiques que sont les fées ? Petit corps de jeune femme pourvue d'ailes voilées ? Nous savons que le pays de Féerie (Faerie) n'est que mythe et légende, mais revenons à notre enfance avec l'amour et l'âme pure d'un enfant, pour encore pouvoir sombrer dans ce pays magique et féerique.

Depuis le début des temps Féerie est l'objet de spéculation des humains. Que
sont les esprits ? D'où viennent-ils ? La mythologie nordique rapporte que les
vers sortis du cadavre du géant Ymir se transformèrent en Elfes de la Lumière
et Elfes de la Nuit. Les premiers, qui vivent à l'air libre, sont des heureux
et des bienveillants, tandis que les Elfes noirs, qui habitent les profondeurs
de la Terre, sont sinistres et malfaisants. D'un autre côté, la version
islandaise raconte qu'Eve était à la rivière pour laver ses enfants quand
Dieu lui a parlé. Dans sa terreur sacrée elle dissimula les enfants encore
sales. Dieu lui demanda s'ils étaient tous là et elle répondit qu'oui. Alors
il annonça que ceux qu'elle lui avait dissimulés resteraient hors de la vue
des humains. Ces enfants cachés devinrent les elfes et les esprits que les
Scandinaves appellent le Peuple des Huldre. Les filles de ce peuple sont d'une
beauté exceptionnelle. Ailleurs on croit que les elfes sont des anges déchus
ou bien des Païens morts sans avoir gagné leur Paradis ni mérité l'Enfer -
contraints de vivre éternellement entre les deux, dans les régions crépusculaires
du Royaume du Milieu. Le royaume de Faerie n'a pas d'origines certaines, mais
existe partout dans le monde sous des formes diverses, depuis les premiers temps
de l'humanité. Une ère où la nature était un temple magique plein
d'enchantements et de sortilèges ; et ou forêts, montagnes, lacs et rivières
abritaient tout un monde de présences invisibles. Aujourd'hui, pour beaucoup,
ce monde féerique n'a plus d'autre réalité que celle des contes de fées.
C'est pourquoi seuls ceux qui fréquentent les domaines de l'imaginaire et de la
créativité sont susceptibles de les voir.
Les fées et les esprits de la nature habitent la matière et les éléments qui
la composent : la terre, l'eau, l'air et le feu. C'est pourquoi ils sont fréquemment
appelés les élementaux ou "élémentals". Ils sont en quelque sorte
esprits gardiens de la nature, ils veillent sur la croissance des animaux et des
plantes, composent la part spirituelle de la terre, des pierres, des rivières
ou du vent. Ces esprits ne sont pas totalement invisibles ; ils ont un corps
fait de pure énergie, lumineux qui se fond avec l'environnement naturel dont il
adopte la forme et la couleur. Voilà pourquoi il est si difficile de les voir.
La matière dans laquelle les esprits peuvent se manifester s'appelle l'éther.
L'éther est un monde dans lequel les manifestations vibrent sur une fréquence
qui n'est pas, en général, visible, audible, palpable pour les sens des
hommes.
Les terres de Faerie sont insaisissables. Leurs frontières, faites de
crépuscule et de brume peuvent apparaître n'importe où comme par
enchantement, puis disparaître tout aussi vite. Même si en vérité, elles ne
sont pas très éloignées de nous. Il suffit, pour y pénétrer de préserver
ce regard émerveillé, celui de l'enfance. Si d'aventure vous y pénétrez,
soyez sur vos gardes, car les esprits ont par-dessus tout horreur de la curiosité
des humains maladroits qui envahissent leur domaine. Toutefois, les souterrains,
les catacombes et les anciennes carrières sont les demeures traditionnelles des
esprits. Cependant il n'est recommandé à personne d'empiéter sur les collines
des Fées. Pour découvrir l'entrée d'une caverne d'Elfe, située sur une de
ces collines, il suffit d'en faire 9 fois le tour par nuit de pleine lune. La
porte apparaîtra distinctement. Visiter une colline habitée par les elfes
demeure dangereux. Les cercles des Fées, rondes folles emportées par une
musique ensorcelée, pourraient bien, si vous vous y joignez vous garder pour
toujours en esclavage. De plus, pour être certain que l'on se trouve bien sur
une colline enchantée, la présence d'aubépine, arbre sacré des Fées vous le
confirmera. Mais le meilleur moyen de rencontrer des Fées reste encore votre
intuition. Car même si l'on trouve généralement les fées dans des lieux
solitaires et reculés, on les rencontre également dans les jardins publics.
Certains arbres, certaines fleurs émettent des vibrations spéciales auxquelles
les fées sont très sensibles. L'aubépine et les chênes ont leur préférence.
Mais les arbres solitaires sont aussi souvent des arbres à fées. Ceux ci sont
honorés par les Fées qui dansent autour de leur arbre fétiche à certaines époques
de l'année. Recherchez également des paysages singuliers ou étranges, qui se
détachent des autres et dont émane une aura particulière.

Il faut choisir les jours, il faut choisir les heures propices pour espérer
apercevoir les fées. Voici quelques dates privilégiées, sans oublier les
jours et vigiles des fêtes des saints propices au dialogue avec les fées. Les
calendes de chaque mois (le premier jour) sont particulièrement favorables :
Imbolc (1er février)
Beltaine (1er mai)
Lammas (1er août)
Samhain (1er novembre)
Les autres jours favorables pour se mettre en quête des fées sont : Lady Day
(25 mars), la vigile et le jour de la fête de la Saint-Jean d'Eté, la vigile
de la Toussaint, la vigile et le jour de Noël, les solstices et les équinoxes,
vigile et Jour de l'An, Pentecôte. Cependant, les jours de fêtes célébrés
par toutes les religions font vibrer à l'unisson tous ceux qui les observent,
les accordant à des vibrations rares et privilégiées. Les fées se montrent
très tôt le matin, au moment où le soleil se lève, à l'aube du jour, puis
au crépuscule vers minuit. Sans oublier également l'été juste avant le
coucher du soleil au moment où les ombres s'allongent. Ces instants sont des
moments d'enchantement chéris par les fées. Les conditions les plus favorables
pour voir les fées varient avec les phases du Soleil et de la Lune : l'aube, le
midi au zénith et le crépuscule à la lumière tamisée sont plus propices
tandis que les fées aiment particulièrement la lumière blanche d'une pleine
Lune ou les nuits bien éclairées de la lumière lunaire. Enfin, la nouvelle
Lune comme la toute dernière nuit du dernier quartier se prêtent à la magie féerique
qui permet alors d'observer le Petit Peuple dans ses réjouissances.
L'aubépine, l'arbre des fées
C'est un arbuste avec un tronc et des branches qui piquent. Il a des fruits
comestibles et de petites feuilles. Ces fruits sont de toutes petites pommes
rouges avec 1 ou 2 noyaux. Il pousse dans les milieux secs et éclairés. On le
trouve fréquemment dans les haies.
Le fruit de l'aubépine s'appelle la cenelle. Il est comestible, mais il n'y a
pas beaucoup à manger et il a un gros noyau. Il ne faut pas le confondre avec
celui du pyracantha, plus orange, qui est toxique !
Les Fées Célebres
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La légende de la fée Mélusine Mélusine entre dans l'histoire à la fin du XIVème siècle, sous la plume de Jean d'Arras, qui écrivit, pour Jean, duc de Berry et fils de Jean le Bon, un roman intitulé |
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L'origine de Mélusine est royale. En effet, sa mère, la fée Présine, avait charmé son père Elinas, le roi d'Ecosse, non sans lui avoir fait promettre, avant leur mariage, de ne jamais chercher à la voir pendant ses couches. Elinas, oubliant sa promesse, enfreint l'interdit. Présine dut alors se réfugier avec ses trois filles, Mélusine, Mélior, et Palestine, dans l'Ile perdue (Ile d'Avalon). Lorsqu'elles devinrent grandes, celles-ci, usant de leurs pouvoirs de fées, décidèrent d'enfermer leur père dans la montagne magique de Northumberland. Présine les accusa d'être de mauvaises filles, sans coeur, Elle leur jeta un sort: |
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"Toi Mélusine, qui est la plus ancienne, la plus connaissant, et par qui tout est venu, je te donne le don que tu seras tous les samedis, serpent, du nombril jusqu' en bas (...) " |
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Elle
ajouta que si Mélusine trouvait un homme pour l'épouser, sans jamais
qu'il cherche à découvrir son secret le jour du Sabbat, elle revivrait
son cours naturel - mais si son mari le perçait, elle serait condamnée
à retourner au tourment jusqu'au jugement dernier. |
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lLa fée semblait plus adroite dans l'art de construire ( Vouvant de Mervent et de la tour de Saint-Maixent) que dans celui d'enfanter: Guion avait un oeil plus haut que l'autre; Antoine portait sur la joue une griffe de lion; Geoffroy naquit avec une dent de plus d'un pouce; Fromont - qui devint moine à Maillezais - avait sur le nez une petite tache velue. Un samedi poussé par la jalousie de son frère, le comte de Forez, Raymondin transgressa la règle de fit avec la pointe de son épée un trou dans la solide porte en fer qui gardait le chambre de sa femme. |
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"Mélusine se baignait dans une moult grande cuve de marbre, en signe de femme jusqu'au nombril, et se peignait les cheveux; et, du nombril en bas, en signe de queue d'une serpente, grosse comme une quaque à hareng, et moult longuement débattait sa queue en l'eau tellement qu'elle en faisait jaillir jusqu'à la voûte de sa chambre" Trahie, la sirène dut s'enfuir, et plus jamais son mari ne la revit sous forme humaine. Toutefois, la légende nous enseigne que Mélusine revint pendant trois jours, à chaque fois que l'une des forteresses qu'elle avait construites changea de maître, et qu'elle apparut toutes les fois que l'un de ses descendants fut sur le point de mourir. |
Fée Clochette |
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Le véritable nom de la fée Clochette est Clochette-la-Rétameuse parce qu'elle répare les casseroles et les bouilloires. C'est une personne de taille petite, légèrement encline à l'embonpoint et habillée d'une feuille taillée très court. Elle parle le langage des fées, un tintement argentin et lorsqu'elle pleure, parce que les fées aussi peuvent pleurer, elle émet des notes plaintives.
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Elle habite dans une niche, pas plus grande qu'une cage d'oiseau, dans un
mur. Un léger rideau l'isole de la pièce. Son lit est un authentique
Reine Mab aux pieds rococo, recouvert d'une courte pointe variant suivant
les fleurs des saisons. Un miroir datant du
Chat Botté, une table de toilette réversible de chez Chippendale,
une commode de style Prince Charmant VI, des tapis anciens et un
chandelier complètent la décoration de son logis. |
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Elle ne s'éteint que lorsqu'elle s'endort mais ne peut dormir que si elle a réellement sommeil. Elle est rapide et pudique. Elle libère du pollen des fées qui permet de s'envoler. Comme toutes les fées, elle est assommante. Elle se mêle tout le temps des affaires des autres et tient difficilement en place. |
La Vouivre |
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Son
corps gigantesque est celui d’un serpent avec des ailes immenses de
chauve-souris. Mais son visage est celui d’une femme. Ses yeux sont
fascinants et rieurs, mais dans sa bouche il y a des dents pointues et une
longue langue effilée, et au milieu de son front brille un énorme rubis.
On l’appelle la vouivre Mais d’où venait cette créature mi-femme et mi-serpent ? Eh bien, on raconte une histoire à ce sujet... Il y avait autrefois dans un château un riche et puissant seigneur. Un jour, il dut partir pour la guerre et mourut au cours d’un combat. Sa veuve s’appelait Merluzine. Elle était jeune et jolie, mais il était connu dans le pays que son cœur était de pierre. Elle oublia très vite son époux et elle convia au château toute la noblesse des environs. Elle donna des fêtes magnifiques, où elle put montrer sa vanité et son goût du luxe. Un jour, alors qu’elle revenait de la chasse avec tous ses admirateurs derrière elle, elle croisa sur le chemin une vieille femme tremblante, toute courbée et habillée de haillons. La vieille tendit la main vers Merluzine et lui demanda l’aumône. Mais la jeune femme la repoussa violemment : " Arrière, mendiante, ou je te fais rouer de coups ! " Quand elle arriva au château, elle avait déjà oublié l’incident, tant son cœur était dur. On lui annonça alors qu’une grande dame désirait lui parler. Elle la reçut très cordialement et lui offrit l’hospitalité. Elle lui fit même servir un repas. " J’ai vu, dit la dame, sur le chemin en arrivant au château un vieille femme. Elle a l’air misérable et je voudrais lui apporter un peu de ce repas que vous m’offrez... " "A quoi bon ! répondit Merluzine. Ne vous abaissez pas à aimer ces gens-là " La dame répondit, étonnée : " Pourtant, même si nous ne les aimons pas, nous pouvons au moins les aider, par charité... " " S’ils sont pauvres, qu’ils le restent, et s’ils doivent mourir de faim, eh bien qu’ils meurent ! " A peine Merluzine avait-elle achevé sa phrase, qui révélait toute la cruauté de son âme, que la visiteuse se changea soudain en vieille femme, celle qui avait demandé l’aumône. En fait c’était une puissante fée... Elle prononça alors ces mots terribles : " Merluzine, tu as été trop longtemps dure et sans pitié pour les pauvres gens. Tu ne mérites pas de vivre dans l’opulence, dont tu fais un si mauvais usage. Puisque ton âme est basse, tu seras basse à ton tour. Je veux que tu deviennes pour toujours un monstre-serpent et que ton cœur de pierre soit visible à tous sur ton front. On t’appelleras la vouivre. C’est ainsi que pendant des siècles, la vouivre a expié sa dureté d’âme, et en changeant d’apparence, son cœur était toujours resté le même, froid et cruel... Elle erra longtemps dans les campagnes... jusqu’au jour où un jeune paysan nommé Nicolas vit une nuit passer dans le ciel , glissant à vive allure, un trait lumineux, avec un point rouge intense à l’avant. C’était elle, la vouivre. Ça ne pouvait être qu’elle ! Nicolas savait bien que la vouivre pourrait lui apporter la fortune, s’il lui volait son œil. Et il avait tant envie d’être riche qu’il était décidé à ne pas laisser passer l’occasion. Il rentra chez lui et se fabriqua un tonneau tout hérissé de pointes de métal. Puis il chargea le tonneau sur sa charrette et se mit à arpenter la rivière sur toute sa longueur, afin de surprendre la vouivre pendant son bain. Et finalement, Nicolas la vit. Elle était en train de laisser glisser dans l’eau son corps souple, et son œil rouge était posé sur l’herbe. Quand elle a disparu sous l’eau, Nicolas pris le tonneau, l’a déposé sur la berge, puis il s’est approché doucement du rubis. Mais la vouivre avait senti quelque chose et elle remonta à la surface comme une flèche. Alors, le jeune homme s’empara du rubis et courut se cacher sous le tonneau hérissé de pointes. La vouivre, qui habituellement tuait ses ennemis en s’enroulant autour d’eux pour les étouffer, était impuissante face à cette carapace d’un genre spécial. Nicolas commença à s’éloigner doucement, en faisant glisser le tonneau sur l’herbe. La vouivre poussa un cri déchirant et Nicolas ricana : " Tu peux toujours crier ! Maintenant ton œil est à moi car j’ai été le plus malin. A moi la richesse ! " La vouivre se mit alors à produire un sifflement si aigu et si puissant que Nicolas crut que ses tympans allaient éclater. Et des serpents se mirent à sortir de partout, des mottes, des pierres et des souches. Ceux qui dormaient enroulés, se détendaient brusquement et rejoignaient les autres. Bientôt ils étaient des centaines à répondre à l’appel de leur reine, la vouivre. Ils se dirigèrent tous droit sur le tonneau de Nicolas et dès que celui-ci soulevait le tonneau pour avancer, ils en profitaient pour se glisser dessous. Bientôt, des hurlements atroces se firent entendre sous le tonneau... puis, soudain, plus rien. Le lendemain, on le retrouva mort sous son tonneau, le corps couvert de morsures de serpents et la paume de la main droite profondément brûlée. Depuis ce jour, la vouivre a disparu de nos régions pour rejoindre les licornes et les chimères dans le pays des légendes. Mais qu’on s’en souvienne comme un être malfaisant et cruel, elle nous donne cependant une grande leçon de sagesse : la fortune ne sourit pas toujours aux audacieux, quand l’audace a pour seul but de conquérir la fortune |